L’impulsion des pouvoirs publics

Séminaire séance 3 : l’impulsion des pouvoirs publics

le mardi 6 décembre 2011 de 18h à 20h

à l’Institut National d’Histoire de l’Art,
Galerie Colbert, 6 rue des Petits Champs,  Paris 2e, salle Pierre-Jean Mariette
(Venir à l’INHA)

Le formidable développement des images de synthèse en France dans les années 80 a été rendu possible par la créativité des artistes et la compétence des ingénieurs mais aussi par des mécanismes d’aide des pouvoirs publics, d’abord à travers l’agence Octet puis par la mise en place du plan interministériel « Recherche-Image ».

Retour sur la mise en place de ces aides, leurs acquis et leurs faiblesses.

avec la participation de:

  • Michel Romand Monnier, chargé de mission pour les nouvelles technologies de communication au Ministère de la Culture dans les années 80 ;

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, et de Jack Lang au Ministère de la Culture, la Culture modifie son périmètre et ses ambitions. Au-delà des événements nationaux festifs, de la prise en compte des pratique amateurs et de l’apparition de la notion d’industrie culturelle, tous les nouveaux développements sont explorés dans les structures du Ministère dont celles de la Direction du Développement Culturel qui va endosser celui des nouvelles technologies de l’image.
Au point que l’ensemble de l’État, mobilisé pour ses développements au travers du Comité Interministériel pour le Développement de l’Image de Synthèse (CIDIS), engage la France à devenir pionnière dans de multiples domaines et en concurrence frontale avec les États-Unis.

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  • Henri False, directeur du département de la Recherche à l’INA de 1979 à 1989, coordonnateur du plan Recherche Image ;

L’Institut National de l’Audiovisuel (Ina), héritiaire de la culture et des compétences du service de la recherche de l’ORTF créé par Pierre Schaeffer pionnier de la radio et père de la musique concrète, s’est fortement mobilisé pour le développement de l’image de synthèse française.
De « Psyché », système d’animation 2D par ordinateur, à la création de Thomson Digital Image, filiale de Thomson et de l’Ina, qui commercialise le logiciel de création 3D le plus vendu en 1991, Explore ; de la coordination du Plan Recherche Image, lancé par les services du Premier ministre en 1982, à la fondation du Club d’investissement Media dans le cadre du  plan européen Media 1992 ; en passant par Imagina, le Forum international des nouvelles images, à Monte-Carlo, Henri False est un acteur et un témoin clé de cette période.
Lire « Du service de la recherche à l’Ina, vingt ans de recherche-action« 

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  • Xavier Dalloz, directeur pour les nouvelles technologies de communication au CNC dans les années 80.

Au début des années 80, la radio et la télévision sont encore un monopole d’État et le monde de l’audiovisuel trépigne en attendant son explosion. Pendant que les yeux se tournent vers le ciel dans l’attente des premiers satellites de diffusion directe, les grandes villes étudient l’expérience de télévision par fibre optique menée en grandeur réelle à Biarritz, préfiguration de la télévision par câble. Aux côtés du magnétoscope à cassettes qui commence à s’implanter sérieusement dans les foyers, de nouveaux systèmes, vidéodisque et CD-ROM, apparaissent et posent le problème de l’interactivité.
Avec l’évolution des outils et des réseaux de télécommunication, le développement du traitement informatique des images ouvrent aussi de nouvelles voies. La Direction des nouvelles technologies du Centre National du Cinéma (CNC) a été au cœur de ces innovations.

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Ce séminaire est organisé par le programme de recherche EnsADLab/HIST3D « Histoire de la synthèse d’images en France dans les années 1980-1990 » : Pierre Hénon, Chantal Duchet, Gilbert Dutertre, Lionel Fages, Maurice Benayoun, Christophe Pornay, Denis Van Waerebeke, Cécile Welker.
Sous l’égide d’EnsadLab, l’INA, l’IRCAV (Université de Paris 3) et Paris ACM Siggraph.

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